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Par Arnaud Cottin, cofondateur de 2-30 Média et directeur de la publication de se-chauffer-au-bois.com
Bois de chauffage
16/04/14

Socofag souhaite développer sa présence sur le bois sec

M. Jean-Yves Le Bourge, directeur commercial de Socofag

Socofag, filiale du groupe familial Alain Glon Holding basé en Bretagne, est une entreprise agissant dans 2 domaines : l’énergie bois au travers de sa propre marque « 5000 PCI » et le bien-être du cheval, là également, sous sa marque « Equinoo ». L’effectif du groupe AGH compte plus de 300 salariés, quant à Socofag, l’entreprise emploie 8 personnes.

se-chauffer-au-bois.com s’entretien avec Jean-Yves Le Bourge, directeur commercial de Socofag, en charge du développement de la marque 5000 PCI

Où sont distribués les produits 5000 PCI de Socofag ?

Sur la partie énergie, Socofag distribue ses produits « 5000 PCI » uniquement chez les professionnels de l’énergie. Le réseau est constitué soit de revendeurs de combustibles bois (bois de chauffage, granulés, bois densifié…), soit de distributeurs de fioul qui souhaitent passer progressivement sur la distribution des énergies renouvelables, soit, enfin, des installateurs d’équipements de chauffage (poêles ou chaudières) à bois ou à granulés de bois.

Quels sont vos produits phares ?

Notre produit phare est le granulé de bois commercialisé sous la marque « 5000 PCI ». Il s’agit d’un produit certifié NF, EN+ et DIN+, certifications les plus exigeantes et les plus demandées par les consommateurs français. Du fait des volumes importants, la mise en production et la distribution de granulés de bois représente environ 80 % de notre activité.

Toujours sous la marque 5000 PCI, nous trouvons du bois densifié, à savoir des bûches fabriquées à partir de sciures provenant uniquement de la découpe des arbres en scieries, et non pas de découpes en menuiseries. La bûche de bois densifié « 5000 PCI » est donc garantie sans liant ni additif. Le taux de fidélité sur ce produit est d’ailleurs très élevé.

Notre troisième produit est le bois sec, séché en séchoir et donc, un bois de chauffage dont le taux d’humidité est inférieur à 20 %, et ce, pour des essences de bois qui appartiennent à la catégorie G1 (chêne, charme…).

Quel regard portez-vous sur le secteur bois énergie ?

Globalement, le marché est passé du statut local, à celui de national et est en passe de s’organiser d’un point de vue international. Il faut distinguer le marché du bois de chauffage utilisé en cheminées, inserts ou poêles à bois de celui du granulé. Pour ce second secteur, le granulé de bois, la consommation française a explosé en 2013 en raison d’un hiver très froid et long. On parle d’une consommation de 800.000 ou 900.000 tonnes en 2013, alors qu’il y a trois ans de cela, elle se situait au-dessous de 500.000 tonnes. Si l’on suit cette progression, à l’horizon 2020, les projections évaluent la consommation à 2,2 millions de tonnes.
Ainsi, le parc d’équipements (poêles ou chaudières) continue d’évoluer. On parle de 60.000 poêles installés chaque année en France et de 6 à 7.000 chaudières. Il est difficile d’avoir des chiffres précis.

L’accroissement de ce parc d’équipements représente chaque année environ 150.000 tonnes se cumulant au parc déjà existant. La pression sur le secteur du granulé est donc très forte. Il se pose alors la question de savoir si l’on dispose de la ressource en quantités suffisantes, d’un point de vue des capacités de production ou d’approvisionnement en sciures. C’est la problématique à laquelle sont confrontés les producteurs français et c’est la raison pour laquelle en 2013, on a vu un marché d’importation se développer pour pouvoir faire face aux pics de consommation que l’on a pu connaître ; importations en provenance d’Espagne, du Portugal ou encore des pays Baltes qui certes ont permis d’éviter la pénurie, mais qui, ont montré leurs limites sur le plan qualitatif (taux de fines très élevés et présence de corps étrangers).

Quelles sont les conséquences de ces importations ?

Si le secteur du granulé en France est en croissance, force est de reconnaître que des pays comme l’Allemagne et l’Italie – qui sont de gros consommateurs en raison du coût très élevé de l’énergie électrique – peuvent déséquilibrer le marché au niveau européen. Par exemple, l’Italie a acheté en 2013 le granulé aux producteurs français à des niveaux de prix plus élevés que ceux que les acheteurs / distributeurs nationaux pouvaient offrir. Cela a occasionné une réduction d’approvisionnement, voire un contingentement pour de nombreux distributeurs français et s’est traduit, hélas pour les consommateurs finaux, par des hausses tarifaires du prix des granulés en 2013 de l’ordre de 15%.

Quelles sont les particularités du marché du bois de chauffage ?

Sur la partie bois de chauffage, notons qu’il s’agit d’un produit commercialisé par une multitude de petites entreprises très locales et par d’autres canaux trop souvent hors TVA. Pour les entreprises qui sont tenues d’appliquer la TVA, et donc vendre à des prix TTC nettement plus élevés que ceux du marché parallèle, elles doivent se démarquer en offrant un produit de qualité.

C’est la raison pour laquelle Socofag se positionne sur le bois sec. La demande est grandissante et en 2013 il n’a pas été facile de répondre à l’ensemble de demandes. Il est important de rappeler que le bois sec ne pollue pas et que c’est devenu un sujet d’actualité. Il est effectivement de plus en plus courant d’entendre que le bois de chauffage pollue les villes, ce qui est vrai si le bois utilisé dans le foyer est humide. Lutter contre la pollution c’est donc accepter d’acheter et d’utiliser du bois sec. Utiliser du bois sec, c’est également la garantie de pouvoir profiter du pouvoir calorifique maximal de l’essence bois utilisée et donc, la garantie d’une meilleure rentabilité de sa facture d’achat bois de chauffage. Socofag souhaite donc développer sa présence sur ce créneau du bois sec.

Quels sont les atouts de Socofag et de la marque 5000 PCI pour évoluer sur le secteur ?

Notre atout premier est d’offrir une qualité de produit irréprochable et à hauts pouvoirs calorifiques. Nous n’avons, par ailleurs, pas choisi notre nom de marque par hasard : « 5000 PCI » correspond au pouvoir calorifique inférieur, c’est-à-dire la chaleur ressentie par le consommateur. C’est un niveau élevé de chaleur, ce qui signifie que nous nous situons dans la catégorie haut de gamme. Notre granulé de bois, nos bûches de bois densifié et notre bois de chauffage offrent tous les trois un pouvoir calorifique hautement élevé.

L’autre force de notre marque est son réseau de distributeurs professionnels qui ne subit pas de phénomène d’auto concurrence de notre marque, chacun d’entre eux ayant la certitude de ne pas voir revenir un client annonçant avoir trouvé, en face chez un concurrent, le même produit à un prix moins cher. Socofag veille à sécuriser et à protéger son propre réseau.

Quels sont les projets en cours ?

Notre projet est d’accompagner la croissance en termes de volumes. Pour cela, il nous faut suivre de près les prix de vente pratiqués au niveau national, savoir nous positionner par rapport aux produits importés, étudier le marché à l’import car il faudra bien à un moment répondre à la demande si celle-ci en vient à dépasser les capacités nationales de production. Notre intention est également d’étendre sur le territoire national notre réseau de distribution sans pour autant déroger à nos principes de protection et de développer sur le plan marketing des moyens pouvant assurer la promotion de nos produits « 5000 PCI » chez nos distributeurs.

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